Ryûk, dieu de la mort, s’ennuie ferme dans son monde. Il décide de laisser tomber son death note (cahier dans lequel il suffit d’écrire le nom de sa victime pour que celle-ci meure) chez les humains pour s’amuser un peu. Light, un adolescent aussi brillant que séduisant, le ramasse et comprend vite de quoi il s’agit. Il décide de s’en servir pour châtier les criminels et créer un monde plus juste dont il sera le nouveau dieu.Tsugumo Ohba a su éviter le piège du récit trop manichéen avec le gentil enquêteur contre le méchant tueur. L est prêt à tout pour arrêter Light, même à perdre des hommes s’il le faut. Light est quant à lui persuadé de tuer pour la bonne cause, surtout les criminels multi-récidivistes. La question de la peine de mort ressurgit donc avec son lot de questionnements et d’ambivalence. De plus, le responsable de police chargé de l’enquête n’est autre que le père de Kira, ce qui permet d’introduire dans le récit des réflexions sur l’honneur et la famille, valeurs fondamentales au Japon. Enfin, le dessinateur de ce manga n’est autre que Takeshi Obata, que les lecteurs de la très bonne série Hikaru no go retrouveront avec plaisir.
Cette série ne tient malheureusement pas ses promesses jusqu'au bout, n'échappant pas à des lourdeurs et des rebondissements répétitifs qui n'apportent franchement rien à l'intrigue. Malgré tout, le manga fait mouche, ne serait-ce que par son lot de questions éthiques sur le prix à payer pour garantir la paix, et réussira sûrement à séduire tous les types de publics.
Death note de Tsugumo Ohba et Takeshi Obata
Éd. Kana, coll. « Dark Kana »
12 tomes parus, série terminée

































































































































